J’ai essayé de descendre dans la rue pour manifester … et j’ai pas aimé.
Parce que si je suis certes une battante, je ne suis pas une combattante.
Et que me battre et m’égosiller ce n’était pas le chemin que je voulais emprunter pour reprendre ma place dans la société.
Mon chemin vers plus de considération de la femme que je suis a commencé sans que je m’y attende …
En 2014, après des années de souffrances liée à des fibromes utérins persistants, j’ai fait le choix de me séparer de mon utérus. Cela n’a pas été une décision évidente, il m’a fallu du temps pour oser faire ce pas sereinement. Sans peur de le regretter.
Si je savais que le soulagement physique serait au rendez-vous, quelque chose d’autre, de beaucoup plus mystérieux, de totalement inattendu a pris place ce jour au plus profond de moi.
Un sentiment étrange de légèreté est venu peu à peu m’habiter.
Une nouvelle énergie a commencé à se déployer.
Comme une invitation à me regarder autrement.
Comme si la mère en moi pouvait soudain céder sa place à la femme qui s’était depuis si longtemps oubliée, effacée, pour se consacrer entièrement à d’autre que soi.
C’était subtil et puissant à la fois.
Dieu sait que j’aime tendrement mes enfants, que je les ai mis au monde, accompagnés et regardés s’épanouir avec joie.
Ce qui se passait au fond de moi semblait venir de bien plus loin que ça. Me parlait de tous ces poids que tant d’autres femmes ont portés avant moi : mémoires de don de soi imposés sans foi ni loi, de sacrifices jusqu’à se retrouver au bord du précipice.
Ce jour-là, mon coeur a demandé à être libéré de tout ça.
Par cet acte chirurgical, sans que je comprenne ni comment ni pourquoi, j’ai posé sans le savoir encore, un premier pas vers moi
Aujourd’hui je suis toujours en chemin. Un chemin d’apaisement profond auquel je ne crois parfois encore toujours pas.
Un chemin qui m’a amenée à me questionner sur cette femme-femme sagement endormie au plus profond de moi
- Qu’est-ce qui dans la vie la mettait sincèrement en joie, faisait palpiter son cœur et la remplissait de bonheur ?
- Quelle place pourrait-elle prendre sur Terre si elle mettait de côtés tous ses « ils faut-je dois » ?
- Quels étaient les obstacles qui l’empêchaient d’exprimer librement celle qu’elle était vraiment ?
- Comment les identifier, les accueillir, les transcender… ?
Cette rencontre bienveillante et authentique avec toutes les parts de moi m’a permis de comprendre que ma valeur, ma liberté, l’amour et le respect de soi, ce n’est pas auprès des hommes ni de quiconque d’autre que je devais les chercher, mais à l’intérieur de moi.
Que les hommes aussi avait leurs poids à porter, leurs conditionnements à affronter et qu’eux aussi en avait marre de guerroyer.
La Femme que je suis aujourd’hui aspire à participer à la création d’un monde où femmes et hommes ne se sentent plus opposés mais agissent ensemble dans une puissante complémentarité … Pour offrir un monde meilleur à l’humanité.
Aujourd’hui, la femme que je suis n’as plus besoin de crier.
Forte d’une sécurité intérieur retrouvée, elle peut désormais juste poser ses mots avec calme, détermination et clarté !
Retisser le lien qui uni masculin et féminin dans une danse paisible et sacrée, telle est ma vision du féminisme que je souhaite te partager.
Lumineusement
Léna
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Si toi aussi tu ressens l’appel à te reconnaître, à te déployer, te révéler, que tu ne sais pas comment avancer vers cela, je t’invite à faire dès aujourd’hui ton premier pas. C’est offert avec joie !
