De l'ombre à la lumière
Lorsque je pense à mon enfance, le mot qui revient à chaque fois, c’est “solitude”. Celle qui restait seule à la récré, qui préférait lire ou même faire ses devoirs tranquille chez soi plutôt que d’aller jouer dehors, celle qui pouvait compter ses amies sur même pas cinq doigts : c’était moi.
J’étais la bizarre, celle que l’on ne choisit pas. Ça te parle ce sentiment-là ?
Je sais pas si mes formes féminines très précoces y étaient pour quelque chose mais aussi loin que je me souvienne, j’ai le sentiment d’avoir toujours été considérée comme “la grosse”. Alors qu’en fait jusqu’à mes 11 ans ce n’était pas du tout le cas.
Le vrai surpoids, il est venu plus tard, comme une armure. Je ne l’ai compris que plus tard mais mon cœur avait besoin de protection, d’ancrage, face aux regards et aux mots blessants qui me transperçaient comme des poignards.
A l’école : les “Gros tas, t’es moche, casse-toi”
A la maison les paroles de mon propre père : “T’es bonne à rien, pour qui tu te prends ? Tais-toi, personne ne voudra jamais de toi”. Souvent son vocabulaire était bien plus humiliant que ça.
Comment développer estime et confiance en moi dans ces conditions-là ?
Comment rebondir après cela ?
Tant de mépris, de jugements, de coups bas m’ont pendant longtemps fait douter de ma raison d’exister. A quoi bon exister si même aux yeux de ceux qui auraient dû m’aimer je ne valais pas mieux que ça…
À 18 ans, je n’ai plus la force de continuer. Quitter ce monde, pourquoi pas. Mais la vie a d’autres projets pour moi. En mode survie, je continue mon chemin
À 22 ans je deviens maman. Tel un rayon de soleil surgit du noir, ma fille m’offre un nouvel élan. Maman solo c’est pas simple mais une nouvelle force se déploie en moi. J’ai enfin trouvé ma raison de vivre : quelqu’un à aimer !
À 26 ans : mon souhait le plus cher se réalise. Mon compagnon de vie vient illuminer mon quotidien. Grâce à lui, je trouve un nouvel ancrage. Un chemin plus serein s’ouvre devant moi. Ma fille a enfin un VRAI papa. Bientôt, un petit frère la rejoint.
Extérieurement, tout semble parfait n’est-ce pas : une vie confortable, un mari formidable, deux enfants merveilleux. J’ai tout pour être enfin heureuse.
Et pourtant… au fond de moi je ne le suis toujours pas.
Dans mon coeur, les blessures de mon enfance, les moqueries, le mépris, le rejet omniprésent sont encore là. Invisibles mais tellement puissantes. Elles sabotent ma capacité à me sentir en sécurité, à profiter de la vie et à accueillir le bonheur qui se présente à moi
Je vis avec des douleurs physiques et une fatigue écrasante. Mon médecin me parle vaguement de fibromyalgie mais sans aller plus loin. Ce qui m’arrange bien. Car déjà que je me sens minable, être en plus malade c’est vraiment pas envisageable.
J’ai peur… Peur de ne pas mériter mon bonheur.
Alors comme des tas de gens, je me mens
Je fais COMME SI tout allait bien alors que j’en suis bien loin.
« Vigilance permanente, perfection et maîtrise absolue » Tel est mon mantra.
J’espère qu’à force d’ignorer mon mal-être il finira par disparaître.
C’est sans compter sur cette petite voix qui murmure de plus en plus fort au fond de moi :
“ Vas-tu te contenter encore longtemps de laisser ton passé faire la loi ? “
Le vrai déclic vient à 39 ans. Quand un événement particulièrement douloureux m’oblige à regarder en face ce qui m’anime vraiment.
Ce moment marque mon premier pas vers moi. C’est grâce à lui que je commence à sortir d’un cercle vicieux dans lequel, par peur de déplaire, je me suis enfermée malgré moi.
D’année en année, d’autres choix viennent, l’un après l’autre, se présenter à moi. Parfois douloureux, bouleversants. Pour moi. Pour ma famille. Aujourd’hui on sait que chacun d’eux, nous à permis d’évoluer, de grandir.
Après bien des années d’errance médicale un diagnostic est enfin posé :
“Non, je ne suis pas folle. Je ne suis pas faible. Je ne suis pas coupable”
Ma fatigue et mes douleurs de plus en plus handicapantes ne sont pas inexplicables. Une maladie auto-immune en est la responsable.
Ce diagnostic est une véritable libération. Cette abondance d’amour, de douceur et de bienveillance que je réservais aux autres, je peux enfin me les offrir aussi à moi-même.
Petit à petit, plutôt que de me détester, de me punir, de me dévaloriser, je choisi de m’aimer.
Peu à peu, j’apprends à mettre des mots sur mes ressentis, à identifier les mécanismes que j’ai mis en place pour, soit-disant, me protéger. Fini d’ignorer mes vulnérabilités. Je les regarde avec honnêteté et sans culpabilité. Je rencontre mes forces et ose les honorer, sans me cacher.
Quand je regarde ce chemin aujourd’hui, il m’est parfois encore difficile d’y croire.
Vois-tu, une vie épanouie ne se trouve pas toujours là où on le croit. Elle se construit dans l’acceptation de ce que la vie nous offre de bon et de moins bon. Dans la rencontre à la fois de nos fêlures et de notre puissance. Dans l’authenticité des choix qui portent chacun de nos pas.
A toi qui me lis j’aimerais te dire ceci : il n’est jamais trop tard pour te libérer de ton passé. Pour guérir ton enfance blessée, te réconcilier avec toi-même et apprendre à t’aimer.
Je suis Léna
PRENDRE SOIN a toujours été le fil rouge de mon chemin.
Dans mon activité d’infirmière, j’ai évolué au plus proche des gens, de leur histoire, de leur vie d’hier et de celle d’aujourd’hui. Envisager l’être humain comme un tout bien plus grand est devenu au fil du temps évident. et c’est tout naturellement que je me suis trouvée à soigner non plus seulement des corps mais aussi des âmes.
Aujourd’hui, j’aide les femmes
qui se sont trop longtemps oubliées à oser exister.
Je suis Léna
PRENDRE SOIN a toujours été le fil rouge de mon chemin.
Dans mon activité d’infirmière, j’ai évolué au plus proche des gens, de leur histoire, de leur vie d’hier et de celle d’aujourd’hui. Envisager l’être humain comme un tout bien plus grand est devenu au fil du temps évident. et c’est tout naturellement que je me suis trouvée à soigner non plus seulement des corps mais aussi des âmes.
Aujourd’hui, j’aide les femmes
qui se sont trop longtemps oubliées à oser exister.
Mes explorations de ce que pouvait être la Vie m’ont menées sur différentes voies de connaissance et de compréhension de soi
♠ Ressenti Intérieur ♠ Chamanisme ♠ Tantra ♠ Féminité Consciente ♠ Chant Médecine
Elles ont été jalonnées de plusieurs formations de soins holistiques
♣ Massage Derviche ♣ Fleur de Bach ♣ Mémoires transgénérationnelle ♣ Mémoires de l’enfant intérieur
Avant de me guider en 2023 vers le Design Humain :
Un outil de réalignement fascinant. Concret, accessible, puissant.
Avec lui j’ai pu mettre des mots sur des choses que je ressentais sans les comprendre et apporter du mouvement dans des endroits que je n’avais pas encore réussi à toucher jusque-là.
Si nos histoires se ressemblent
On peut se rencontrer.
Pour voir ce qui aujourd’hui t’empêche encore de prendre ta juste place et d’oser être pleinement toi.
